Un risque de gel de printemps bien présent en cette fin du mois de mars
Cette semaine, une descente d'air polaire survient en France en flux de nord-ouest, avec un changement brutal de temps et une chute des températures, qui repassent bien en dessous des normales de saison. Ce vendredi, grâce à une poussée anticyclonique sur le pays, le ciel dégagé et la tombée du vent sont les ingrédients clés pour une chute du thermomètre, avec de fréquentes gelées prévues du centre jusqu'au nord-est.

La période des « Saints de glace » est un repère traditionnel pour la fin du risque de gel, dont les dates se situent autour des 11, 12 et 13 mai. Malgré tout, ce repère est imparfait, car des gelées restent possibles après ces dates. Par exemple, la gelée la plus tardive relevée à Strasbourg est le 20 mai, en 1935, avec -0,6°C en température minimale. Pour la ville de Tours, c'était le 22 mai, durant l'année 1976. À Clermont-Ferrand, la température minimale relevée est de -1,2°C le 23 mai 1987, date de gelée la plus tardive dans le Puy-de-Dôme. Enfin, à Charleville-Mézières la température minimale relevée le 5 juin 1991 est de -2,4°C, date exceptionnelle de la gelée la plus tardive dans les Ardennes.