Un flux d'ouest océanique durable, apportant un défilé de perturbations sur l'Europe occidentale
Le contexte dépressionnaire, d'actualité sur l'océan Atlantique depuis plusieurs semaines, favorise le passage de perturbations actives sur le nord-ouest de la France, particulièrement en Bretagne. Depuis le début de l'hiver météorologique, il est tombé plus de 500 mm de pluie sur le Finistère : c'est pratiquement le double de ce qui devrait tomber, en rapport aux normales de saison de référence sur la période 1991-2020. Des records mensuels de précipitations sont battus dans le département pour le mois de janvier, notamment à Brest et à Quimper.
Pas de temps calme en vue à moyen et long terme
Le temps agité va se poursuivre en Bretagne. En effet, de nouvelles perturbations actives vont concerner la Bretagne en fin de semaine, en lien avec plusieurs creusements dépressionnaires qui vont circuler sur les îles Britanniques. Ces dépressions vont amener en flux d'ouest de fortes pluies, avec une première perturbation prévue pour jeudi et vendredi, et une deuxième ce week-end. De plus, les isobares se resserrent au sud de ces dépressions, ce qui implique donc de fortes rafales au passage de ces perturbations. Le temps restera dépressionnaire sur l'océan Atlantique début février, avec un rail dépressionnaire bien actif vers la France. Par conséquent, le temps reste perturbé sur le long terme, au moins pour les 15 prochains jours. Avec les pluies exceptionnelles de ces dernières semaines, les sols sont gorgés d'eau, l'eau ne peut plus s'infiltrer et ruisselle rapidement en surface, ce qui implique la crainte de nouvelles crues majeures et durables en Bretagne.