Le constat est sans appel, cette première décade de décembre a été peu ensoleillée sur une large moitié nord du pays. Sur de nombreuses villes, on décompte à peine plus d'une heure de soleil par jour. Du 1er au 10 décembre, on a observé 10 heures de soleil à Brest et Nancy, 11 heures à Strasbourg, 12 heures à Paris et Clermont-Ferrand. La palme du faible ensoleillement revient à Charleville-Mézières dans les Ardennes avec seulement 5 heures de soleil en 10 jours, soit une demi-heure par jour. Sur ces villes, le déficit d'ensoleillement est de l'ordre de 30 à 50%, sachant que le mois de décembre est déjà le mois le moins ensoleillé de l'année.

Des éclaircies un peu plus nombreuses jeudi et vendredi au nord
Au cours des journées de jeudi et vendredi, nos modélisations météo mettent en évidence un lent assèchement de la masse d'air sur le nord de la France. L'amélioration sera loin d'être généralisée et acquise pour tous. Certaines régions du nord-est ainsi qu'à proximité de l'océan atlantique pourraient retrouver des éclaircies dès jeudi. La grisaille restera sans doute tenace entre le Bassin parisien, la Normandie et la Belgique. Vendredi, l'amélioration se poursuivra avec des éclaircies qui pourraient gagner l'Ile-de-France et les régions au nord de la Seine à partir de la mi-journée.
Au cours du week-end, une perturbation atténuée reviendrait dès samedi par le nord avec un ciel à nouveau très nuageux. L'amélioration serait donc brève et l'anticyclone prévu entre dimanche et mardi prochain pourrait piéger beaucoup de grisaille dans les basses couches de l'atmosphère. Un temps propice à la dépression saisonnière...