Depuis début janvier, l'Europe occidentale est sous l'influence d'un jet-stream dynamique et puissant. Ce courant-jet, qui se situe plus bas que d'habitude sur l'océan Atlantique, amène en flux d'ouest des dépressions, et donc, un défilé de perturbations. Par conséquent, des cumuls pluviométriques importants ont été relevés sur la façade ouest. Par exemple, depuis le 1er janvier, il est déjà tombé 488 mm à Quimper (29), avec un record mensuel pulvérisé pour le mois de janvier.
Ces pluies abondantes et durables ont progressivement entraîné une saturation des sols. Ces derniers ne peuvent plus absorber la moindre goutte d'eau, qui sont totalement gorgés d'eau par ces perturbations à répétition. Les pluies qui tombent, même si elles ne sont pas significatives, exercent un important ruissellement de ces eaux, et entraînent une réaction majeure des cours d'eau.

Les prévisions ne sont guère réjouissantes. Le rail dépressionnaire devrait se poursuivre ce week-end et tout au long de la semaine prochaine, apportant de nouvelles pluies. Plus de 50 mm supplémentaires sont attendus dans l'ouest, apportant un contexte hydrologique difficile. Les cours d'eau pourraient bien rester en crue sur une longue durée, avec des inondations importantes, qui entraînerait une situation très compliquée pour les habitants de l'ouest. D'autant plus que les coefficients de marée seront de nouveau élevés la semaine prochaine, jusqu'à 94 mercredi, ce qui peut compliquer l'écoulement des eaux fluviales vers l'océan.