
Avec un excédent proche de +2°C par rapport à la normale 1991-2020, cet été a été exceptionnellement chaud. Il se classe en 3ème position après les étés 2003 et 2022. La chaleur a été précoce avec un mois de juin 2025 arrivant au 2ème rang des mois de juins les plus chauds après 2003 avec une vague de chaleur durable débutant le 19 juin et se prolongeant jusqu'au 4 juillet. Cette 50ème vague de chaleur recensé depuis 1947 en France a été exceptionnelle par sa durée et son intensité. Les alertes canicule ont concerné jusqu'à 84 départements avec 16 départements en alerte rouge. Les 30 juin et 1er juillet, l'indicateur thermique national atteint 28,2°C, battant toute référence historique, soit plus de +7 °C au-dessus des normales saisonnières. Ainsi, la première moitié de l'été (1er juin au 15 juillet) est d'ailleurs la plus chaude jamais observée depuis 1930.
Au coeur de l'été, une période plus fraîche a réussi à s'installer entre la mi-juillet et les premiers jours du mois d'août, une parenthèse bienvenue après plusieurs semaines de fortes chaleurs avec des températures dépassant souvent les 35°C au sud et localement plus de 40°C à l'ombre.
Après le 5 août les températures remontent en flèche et une nouvelle vague de chaleur longue et intense se met en place du 8 au 18 août. Il s'agit donc de la 51ème vague de chaleur à l'échelle nationale. De nouvelles alertes canicule se mettent en place pendant plusieurs jours sur la partie sud du pays alors que la canicule est plus éphémère sur le nord de la France, évitant les régions proches de la Manche. La barre des 40°C à l'ombre est dépassée sur de nombreuses villes du sud-ouest et du bassin méditerranéen avec des records absolus de chaleur battus sur des villes comme Angoulême (41,2°C), Bordeaux (41,6°C) ou Bergerac (42,1°C). À Toulouse, la barre des 35°C a été dépassée dix jours de suite, du jamais-vu depuis août 2003. La température la plus élevée est observée à Argeliers (Aude) et Montpazier (Dordogne) avec 43,4°C.
Cet été 2025 très chaud, s'inscrit de manière indéniable dans la tendance au réchauffement climatique. Parmi les 10 étés les plus chauds en France, 7 ont été observés au cours des 10 dernières années (2015-2025).