Après des périodes de temps sec fréquentes au printemps et en été, les flux océaniques doux et humides ont largement dominé depuis mi-octobre, épargnant uniquement les régions proches de la Méditerranée. D'octobre à février, l'excédent pluviométrique atteint +20% alors qu'on observait un déficit de 15% sur cette même période l'année dernière.

Est-ce que cette bonne situation hydrologique nous met à l'écart de toute sécheresse au cours des prochains mois ?
Si l’on excepte le Languedoc-Roussillon et l’est de la Corse, la menace d’une sécheresse d’ampleur au printemps est écartée. Les précipitations copieuses de ces dernières semaines ont permis de retrouver des volumes d’eau importants et excédentaires dans la couche superficielle du sol.
Certaines régions (centre-ouest, Pas-de-Calais, Bourgogne) ont même des sols saturés avec des mares d’eau dans les points bas. Les agriculteurs attendent impatiemment une période durable de temps sec pour pouvoir avancer les travaux de printemps.
L’évolution de la situation hydrologique de cet été dépendra de la pluviométrie et du niveau des températures pendant la période estivale. Une absence de pluie prolongée associée à des périodes de fortes chaleurs pourra conduire à une sécheresse de surface au cours de l’été. Si les nappes sont correctement remplies, la menace d’une « sécheresse éclair »* n'est pas exclue. Nos prévisions saisonnières envisagent d’ailleurs une tendance chaude et sèche pour le début de l'été.