Avec un indicateur thermique proche de 18,5°C (moyenne des températures minimales et maximales de 30 villes de France), cette première décade d'octobre 2023 arrive en tête des plus chaudes devant 1997 (18,26°C) et 1942 (17,93°C). Si la configuration météorologique (blocage anticyclonique associé à un dôme de chaleur) permet d'expliquer les températures très élevées que nous avons connues, la température de la masse d'air n'a jamais été aussi chaude à cette époque de l'année, ce qui s'inscrit dans la tendance au réchauffement climatique qui s'accélère depuis quelques années.

Les conditions anticycloniques associées à de l'air d'origine subtopical vont persister jusqu'à vendredi avant un net changement de temps et de masse d'air attendu pour le week-end. Une perturbation océanique circulant sur le proche Atlantique va aborder la Bretagne et le Cotentin vendredi, avant de traverser la plus grande partie du pays au cours de la journée de samedi. Elle s'accompagnera d'un passage pluvieux mais les quantités d'eau s'annoncent insuffisantes étant donné la sécheresse importante des sols en ce début de mois d'octobre 2023. Avec l'arrivée de cette zone perturbée, de l'air beaucoup plus frais arrivera par le nord-ouest du pays et traversera la plus grande partie du pays d'ici dimanche. Les températures perdront souvent 8 à 10 degrés entre vendredi et samedi avec le retour à des valeurs enfin plus conformes à un mois d'octobre.