Une dépression nommée Mathis s'est formée au milieu de l'océan Atlantique mercredi soir. Propulsée par un jet stream très rapide, soufflant aux alentours de 250 km/h à 10 000 m d'altitude, cette dépression se dirige à grande vitesse vers la mer d'Irlande et l'entrée de la Manche, entre la Bretagne et les Cornouailles anglaises. Le passage rapide du centre dépressionnaire est susceptible de provoquer un fort coup de vent à tempête dans la nuit de jeudi à vendredi, et vendredi matin, sur le quart nord-ouest de notre pays, avec des rafales tempétueuses, c'est-à-dire dépassant 100 km/h.

La survenue d'un tel fort coup de vent en mars n'est pas fréquente, ce mois n'étant pas particulièrement tempétueux. Ainsi, des rafales à 100 km/h à Brest (ce qui semble probable pour cet épisode) ne se produisent statistiquement qu'une fois tous les neuf ans. Le 6 mars 2017, la tempête Zeus avait battu de nombreux records de vent, dont des records absolus, avec 191 km/h à l'île d'Ouessant. Mais la configuration de vendredi ne s'apparente pas à cette situation, la trajectoire de la dépression n'étant pas la même.