Les chercheurs ont combiné dix modèles climatiques, les données ERA5 et une IA générative pour comparer les mêmes situations météo sous différents niveaux d’émissions. Entre 2021 et 2025, ils estiment à plus de 95 % la probabilité que les émissions mondiales de CO₂ fossile accumulées depuis 2015 aient renforcé la semaine la plus chaude de chaque été européen.
Pour la vague de chaleur du 24 juin au 3 juillet 2025, leur effet est estimé à environ +0,34°C en moyenne sur la région étudiée, et localement entre +0,25 et +0,50°C, notamment vers la Méditerranée. La probabilité que les émissions de la seule dernière décennie aient accentué cet épisode dépasse 99 %.
Une avancée pour l’attribution, avec encore des limitesL’étude montre qu’il devient possible d’isoler l’effet climatique d’émissions relativement récentes sur un événement précis, malgré la variabilité naturelle. Les résultats sont toutefois plus solides à l’échelle européenne qu’à l’échelle locale.
La méthode dépend aussi des modèles climatiques utilisés pour entraîner l’IA et devra être testée sur d’autres régions et d’autres extrêmes. Surtout, elle mesure la chaleur supplémentaire liée aux émissions, mais ne dit pas si celles-ci ont rendu plus probable la configuration atmosphérique à l’origine de la vague de chaleur.