Avec une température moyenne nationale supérieure de +2,0°C à la normale 1991-2020, mai 2026 se hisse à la deuxième place des mois de mai les plus chauds, juste derrière mai 2022 (+2,3°C). Les précipitations sont abondantes au cours de la première décade du mois alors que le temps est durablement sec en dernière décade. Au final, on observe un excédent pluviométrique de l'ordre de +18% alors que le mois d'avril avait été très sec avec un déficit pluviométrique de -65%. L'ensoleillement a été généreux avec un excédent de +14% en moyenne sur la France. Il est dû à une dernière décade très ensoleillée alors que les 2 premières décades l'étaient beaucoup moins.

Les températures ont souvent dépassé de 10 à 15°C les moyennes habituellement observées à cette période de l'année. L'ouest de la France a été particulièrement touché. Paris a enregistré huit journées consécutives à plus de 32°C, une série qu'il faut remonter jusqu'à août 2003 pour retrouver. Brest a connu quatre journées au-dessus de 30°C tandis que Rennes en a enregistré six. À Cherbourg, la température a atteint 31,9°C, pulvérisant l'ancien record mensuel de mai qui était de 28,6°C. Plus remarquable encore, des villes comme La Roche-sur-Yon, Saumur ou Niort ont connu cinq jours consécutifs à plus de 35°C, une situation totalement exceptionnelle, inédite et surréaliste pour une fin de printemps.