Un printemps record qui détrône 2011
Jusqu'à présent, le printemps 2011 détenait le record de douceur avec une anomalie de +1,6°C. Le printemps 2026 fait encore plus fort avec +1,7°C à l’échelle nationale, devenant ainsi le plus chaud observé depuis le début des relevés homogénéisés en 1930.
Cette performance remarquable s’explique par l’enchaînement de trois mois globalement très doux, souvent dominés par des conditions anticycloniques favorisant à la fois la chaleur et l’ensoleillement. Le printemps 2020 complète désormais le podium avec une anomalie de +1,3°C.

Les températures ont fréquemment dépassé les 30 à 35°C sur une grande partie du pays avec des anomalies atteignant localement +10 à +15°C par rapport aux normales de saison. Des centaines de records mensuels de chaleur ont été battus.
À l’échelle nationale, les derniers jours du mois ont permis à mai 2026 d’afficher une anomalie moyenne proche de +2,0°C. Malgré quelques épisodes de fortes pluies et orages, le mois conserve un excédent thermique remarquable et un ensoleillement supérieur à la normale.
Un printemps globalement sec avec un avril très peu arrosé et un mois de mai plus instable
Si le déficit pluviométrique atteint 23% à l’échelle de la saison, les contrastes ont été importants selon les régions et les périodes. La sécheresse d’avril a fortement pesé dans le bilan final malgré un mois de mai plus arrosé localement grâce aux passages pluvieux et aux orages.
Ce printemps 2026 s’inscrit dans une succession de saisons exceptionnellement chaudes observées ces dernières années en France. Après un hiver déjà classé parmi les plus doux jamais enregistrés, ce printemps 2026 confirme la tendance de fond au réchauffement observée depuis plusieurs décennies. La combinaison d’une chaleur record, d’un fort ensoleillement et d’un déficit pluviométrique important aura profondément marqué cette saison.