Dès le mardi 31 octobre, nos services météorologiques avaient placé le Finistère et la Manche en alerte rouge pour des vents extrêmement violents en raison de la tempête Ciaran. L'alerte a été étendue aux Côtes-d'Armor le mercredi 1er novembre, présageant un phénomène hors norme. Et les prévisions ne se sont pas trompées : Ciaran a ébranlé ces départements avec une fureur inégalée. Quelle ont été ses caractéristiques par rapport aux autres tempêtes historiques que le pays a connu ?
L'Ouragan de 1987 : un phénomène historique

L'ampleur des dégâts de la tempête Ciaran est encore en cours d'évaluation, mais ses similitudes avec l'événement de 1987 sont frappantes, tant par sa trajectoire que par l'intensité des vents.
Bien que la rafale maximale (207 km/h) observée à la pointe du Raz soit restée inférieure à celle enregistrée au même endroit en octobre 1987 (216 km/h), des records ont été battus. À Brest, le vent a atteint 156 km/h, surpassant les deux tempêtes précédentes (148 km/h en 1987, et 123 km/h en 1999). Même constat à Ploumanac'h qui a enregistré 166 km/h (contre 162 km/h en 1987 et 148 km/h en 1999). (retrouvez plus de détails dans notre bilan sur l'évènement).
Ciaran s'est concentrée sur un périmètre similaire à celui de 1987, contrastant avec la portée plus étendue de celle de 1999. 1,2 million de foyers ont été privés d'électricité.
Ciaran restera gravée dans l'histoire comme une tempête majeure entre Bretagne et Normandie, se positionnant aux côtés de l'ouragan de 1987 et surpassant Lothar et Martin de 1999 dans cette région.
Ces événements soulignent l'impératif d'adaptation face à la recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes, dans un contexte climatique en pleine mutation. Les leçons tirées de ces catastrophes doivent servir à renforcer les systèmes d'alerte et à préparer les populations à faire face à de tels défis avec plus de résilience.