Précipitations déficitaires sur l’ensemble de l’hexagone, quasi-absence de chutes de neige fraîche en montagne, la persistance des hautes pressions depuis le début février entraîne un temps sec. Certes, cette évolution réjouit les vacanciers qui bénéficient d’un bel ensoleillement, surtout en montagne. Mais le déficit pluviométrique s’annonce d’ores-et-déjà remarquable au vu des prévisions pessimistes jusqu’à la fin du mois.
Février, le mois statistiquement le plus sec de l’année
Les faibles précipitations en février ne sont pas étonnantes. En France, il s’agit généralement du mois le plus sec de l’année avec septembre. On note par exemple, une moyenne de 52 mm à Paris, 37 mm à Toulouse, 18,7 mm à Clermont-Ferrand et 34 mm à Strasbourg. Mais cette année, les précipitations tombées en cette première quinzaine de février sont souvent situées entre 0 et 4 mm, hormis sur le Roussillon avec 18,7 mm à Perpignan. Ce déficit remarquable fait suite à un mois de janvier qui avait déjà été légèrement déficitaire de 5% à l’échelle du pays. Mais, bien que le mois de février soit l'un des mois les plus secs de l’année, on note une accentuation de cette tendance anticyclonique depuis les années 1990, et surtout depuis 2015.
Des hautes pressions de plus en plus fréquentes sur l’Europe de l’ouest

Un mois de février sec pris isolément n’est pas incohérent avec le climat de la France, ceux de 1921, 1932, 1959 ou encore 1998 et 2012 ayant été aussi secs que l’actuel. Mais, si la variabilité reste marquée d’un mois de février à l’autre, on constate une tendance globale à l’assèchement des fins d’hiver et des printemps, tandis que les étés sont devenus plus secs et plus chauds. C’est ce contexte global qui est préoccupant car la recharge des nappes phréatiques en hiver n’est pas assez régulière pour faire face à nos étés devenus trop chauds et trop secs.