L’anomalie froide des températures de surface des eaux du Pacifique, que l’on appelle la Nina, et qui a été exceptionnellement longue (trois ans) s'est terminé en ce début de mois et va laisser place au phénomène inverse El Nino d'ici à cet été.

Après les effets de la Nina particulièrement spectaculaires en Australie et en Nouvelle-Zélande ainsi qu’en Amérique (sécheresse en Californie suivie de pluies records en janvier), El Nino pourrait produire d’autres types d’intempéries, majoritairement localisés sur la zone intertropicale. El Nino entraîne aussi des sécheresses et des canicules (en Australie comme en 2019, ainsi qu’en Indonésie). Autres conséquences : les cyclones sont plus nombreux dans l’océan Pacifique central alors que les ouragans sont généralement moins nombreux dans l’Atlantique.
En Europe, l’influence du phénomène El Nino est plus difficilement perceptible. Des études font notamment état de liens entre El Nino et les précipitations printanières plus abondantes. D’autres études indiquent qu’El Nino a également un rôle sur les étés européens, et peut accroitre les phénomènes violents et les vagues de chaleur. Mais il semble que le réchauffement climatique contemporain modifie ces observations puisque l’Europe a enregistré son été le plus chaud l’année dernière, en pleine Nina.