La France a soif... Le déficit de pluie, qui a déjà concerné l’automne (-15%) et l’hiver (-12%), atteint -35% en moyenne en mars et avril, ce qui ne s’était pas produit depuis 2011. Depuis septembre dernier, seul le mois de décembre a connu un excédent pluviométrique.
Des pluies trop faibles cet hiver pour remplir les nappes phréatiques

Cette configuration météo s'annonce durable et l'on n'envisage pas la moindre pluie significative avant le 8 mai sur un grand quart nord-ouest du pays. Notre tendance à 4 semaines montre que la partie sud du pays devrait rester sous l'influence d'une masse d'air instable en première quinzaine de mai. Au nord, après une semaine faiblement perturbé du 9 au 15, on pourrait rapidement retrouver du beau temps chaud et sec en seconde quinzaine du mois. La tendance va donc dans le sens d'une aggravation de la sécheresse au nord et d'une atténuation dans le sud, même si les précipitations risquent d'être très hétérogènes, au gré des averses orageuses.
Des conséquences déjà visibles dans le domaine agricole
Dans plusieurs régions, l'irrigation a dû être mise en place de manière très précoce pour pallier manque d'eau et à la sécheresse de surface. En Provence, dès la fin de l'hiver, certaines cultures ou semis ont été arrosés. En ce mois d'avril, les maraichers bretons sont inquiets, car dans certains secteurs la pluie n'est pas tombée depuis le 8 avril. Certains ont recours à l'irrigation, ce qui est très inhabituel à cette époque de l'année et entraîne un surcoût. Certains n'ont pas la possibilité d'irriguer leurs parcelles et attendent la pluie avec impatience.
Wheat France:La secheresse se fait déja sentir sur une grand nombre de région. Les previsions de rendement blé pour la France sont à la baisse d'aprés notre modéle Pour en savoir plus département par département :https://t.co/fsI24ZU4xi@intercereales est sur la même prevision ? pic.twitter.com/UQ1VGx5Ybu
— Visio-Crop 🌾 (@VisioCrop) April 28, 2022
Les céréaliculteurs s'inquiètent, eux aussi, du déficit chronique en eau avec des prévisions de baisse des rendements si la pluie ne revient pas en mai. Les précipitations sont essentielles au moment de l'épiaison du blé, de l'orge et de l'escourgeon.
La suite du printemps sera donc cruciale pour éviter des conséquences trop lourdes sur les usages de l'eau cet été. Cela dépendra aussi beaucoup des températures, car ds coups de chaleur précoces pourraient aggraver une situation déjà critique sur pas mal de régions.