Le changement de temps s'annonce radical cette semaine. Dès mercredi, le courant océanique reprendra ses droits avec le retour des perturbations atlantiques, accompagnées de pluie et de vent.
Le risque principal se précise pour vendredi 23 octobre, avec le creusement d'une dépression sur le proche atlantique, qui circulerait ensuite rapidement vers le sud de l'Angleterre.
Ce creusement serait favorisé par un puissant courant-jet en altitude, tandis que le resserrement des isobares au voisinage de la dépression renforcerait les vents près du sol. Certains scénarios envisagent un minimum proche de 975 hPa alors que la pression moyenne à la surface du globe est de 1013 hPa.
Quelles régions pourraient subir les vents les plus violents ?La Bretagne, la Normandie et les Hauts-de-France figurent parmi les régions les plus exposées au vent fort et plus particulièrement les côtes de la Manche. Dès la nuit de jeudi à vendredi, des rafales de 100 à 120 km/h seraient possibles sur les littoraux exposés, tandis que les vents pourraient atteindre 80 à 90 km/h, localement davantage, dans les terres.
Les Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire et l'Île-de-France pourraient également subir de fortes bourrasques de 60 à 80 km/h.
Ces prévisions de vent demandent encore confirmation et dépendront directement de la trajectoire et du creusement de la dépression qui divergent encore d'une modélisation météo à l'autre.
Tempête ou fort coup de vent : une incertitude encore importanteÀ quatre jours de l'échéance, le potentiel tempétueux est réel, mais son intensité reste à confirmer. Un décalage de quelques dizaines à quelques centaines de kilomètres du minimum dépressionnaire pourrait sensiblement modifier les régions touchées.
Cette situation mérite d'autant plus d'attention que les arbres portent encore leurs feuilles, augmentant leur prise au vent et le risque de chutes de branches.
