Depuis le printemps, le réchauffement du Pacifique équatorial s'accélère : l'anomalie de température dans la zone de référence atteignait +3 °C à la mi-septembre, un record. Les alizés affaiblis entretiennent ce réchauffement et modifient la circulation atmosphérique tropicale.
En raison d'El Nino, les précipitations se renforcent dans le Pacifique central et oriental, tandis que l'Indonésie connaît un déficit pluviométrique. En Amérique du Sud, le risque de sécheresse augmente dans le nord du Brésil, alors que le sud du continent devient plus exposé aux fortes pluies. Au Chili, des déficits de pluie se font sentir dans certaines régions, mais ne peuvent pas être directement attribués à El Niño, qui favorise habituellement des hivers plus humides dans le centre du pays.
La NOAA estime à plus de 90 % la probabilité d'un épisode très intense cet automne-hiver. L'OMM (Organisation météorologique mondiale) prévoit un pic vers décembre, avant une atténuation progressive en 2027. Ce puissant El Niño pourrait accentuer les extrêmes climatiques et contribuer à maintenir les températures mondiales à des niveaux exceptionnellement élevés. En France, ses conséquences restent indirectes et difficiles à isoler à l'échelle d'une saison.