Un effondrement glaciaire à l’origine d’une crue éclair
Contrairement aux premières informations évoquant un séisme ou des pluies de mousson, le scénario se précise : une importante masse de glace et de roches s’est détachée d’un glacier vers 5 200 m d’altitude. L’avalanche a plongé d’environ 1 200 m dans la vallée, bloquant temporairement la rivière Lhende avant la rupture brutale de ce barrage naturel.
Une véritable vague d’eau, de boue et de roches a alors déferlé vers le Népal. Le niveau de la rivière Trishuli aurait grimpé jusqu’à 9 mètres en seulement 30 minutes. Au moins 19 ponts, une quarantaine de kilomètres de routes et plusieurs installations hydroélectriques ont été détruits.
Quel rôle pour le changement climatique ?
Il est trop tôt pour attribuer cet effondrement particulier au changement climatique. Les scientifiques soulignent que les avalanches de glace et de roche dépendent de nombreux facteurs et restent difficiles à prévoir.
Le contexte climatique de l’Himalaya constitue néanmoins un facteur de risque documenté : la hausse des températures entraîne un recul généralisé des glaciers, une perte de masse et le développement de nombreux lacs glaciaires instables. Le réchauffement peut donc augmenter certains risques glaciaires à long terme, sans permettre d’affirmer aujourd’hui qu’il est la cause directe de la catastrophe de mercredi.
La catastrophe rappelle celle de Blatten, en Suisse, en mai 2025 : dans les deux cas, l'effondrement d'un ensemble de roches et de glace a déclenché une réaction en chaîne. Au Népal, celle-ci a cependant pris une dimension hydrologique majeure en provoquant une crue éclair dévastatrice en aval.