Le châtaignier, les urticacées et les graminées saturent l'air de l'ouest au nord-est
Les concentrations de pollens de chataignier atteignent le seuil très élevé de 5/5 en Bretagne, dans les Pays de la Loire, en Nouvelle-Aquitaine et dans le Centre-Val de Loire. Parallèlement, les graminées culminent à 5/5 en Normandie, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Les urticacées complètent ce tableau avec des niveaux très élevés sur la moitié nord du pays et dans le Grand Est, créant un cocktail explosif pour les personnes sensibles.
Une canicule historique qui agit comme un accélérateur de dispersion
La poursuite de la canicule, avec des nuits tropicales et des températures minimales qui ne descendent pas en dessous de 25°C et des maximales approchant les 43°C, maintiennent l'air dans un état de grande instabilité thermique. Cette chaleur intense associée à une sécheresse marquée et à un risque d'incendie élevé favorise une libération continue et une suspension prolongée des grains de pollen dans l'atmosphère, empêchant leur dépôt au sol. L'absence de pluie significative, hormis quelques orages isolés en montagne, ne permet aucun lessivage de l'air.
Conseils pratiques face aux allergies
- Aérez votre logement tôt le matin ou tard le soir, lorsque les concentrations sont plus faibles.
- Évitez les activités sportives en extérieur en milieu de journée.
- Portez des lunettes de soleil pour protéger vos yeux et changez de vêtements en rentrant chez vous.
- Évitez de faire sécher le linge à l’extérieur et rincez-vous les cheveux le soir pour éliminer les pollens accumulés.
Une persistance de la menace jusqu'à la fin de semaine au moins
La canicule devant se maintenir au moins jusqu'à vendredi, les concentrations polliniques resteront très élevées sur l'ensemble du pays. Un recul progressif des températures est attendu par l'ouest durant le week-end, mais l'est pourrait conserver des valeurs caniculaires en début de semaine prochaine, prolongeant ainsi l'exposition aux risques allergiques dans ces secteurs.