Le cas du mois de mai 2026 restera un cas d'école. A l'échelle de la France, l'écart des températures entre la mi-mai et la fin mai a atteint plus de 15°C. Ces amplitudes exceptionnelles se sont retrouvées à l'échelle de l'Europe.
Une Europe coupée en deux
Fin mai, des températures exceptionnelles ont concerné la France, l'Espagne, le Royaume-Uni ou encore l'Irlande, avec des écarts atteignant localement 10 à 15°C au-dessus des normales. Au même moment, d'autres régions du continent conservaient des conditions bien plus fraîches ou très humides. Ces contrastes peuvent désormais s'installer sur plusieurs milliers de kilomètres.
Des changements de temps de plus en plus brutaux
Les météorologues parlent parfois de « climate whiplash », un phénomène caractérisé par des passages rapides d'une situation à une autre : du frais au très chaud, du sec à l'extrêmement pluvieux. Copernicus souligne que ces transitions laissent de moins en moins de temps aux populations, aux cultures et aux écosystèmes pour s'adapter.

L'Europe, continent qui se réchauffe le plus vite
Cette évolution s'inscrit dans un contexte de réchauffement particulièrement rapide. Depuis les années 1980, l'Europe se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce qui en fait le continent qui se réchauffe le plus rapidement. Dans ce contexte, les vagues de chaleur deviennent plus intenses tandis que l'atmosphère plus chaude favorise également des épisodes de pluies extrêmes.
Vers une nouvelle normalité climatique ?
Selon Samantha Burgess, de Copernicus, l'épisode exceptionnel observé au printemps 2026 illustre à quel point les extrêmes météorologiques tendent à devenir « la norme plutôt que l'exception ». Plus que l'augmentation des températures moyennes, c'est désormais l'intensification des contrastes et la succession rapide d'événements extrêmes qui caractérisent l'évolution du climat européen.