Pourquoi parle-t-on de dôme de chaleur ?
Un dôme de chaleur se met en place lorsqu’une zone de hautes pressions s’installe durablement au-dessus d’une région. L’air descend dans l’atmosphère, se comprime et se réchauffe. Dans le même temps, les nuages se raréfient, l’ensoleillement devient maximal et la chaleur s’accumule près du sol.
C’est un mécanisme comparable à un couvercle posé sur une casserole : l’air chaud reste piégé, les températures montent jour après jour et les nuits deviennent parfois insuffisamment fraîches pour permettre aux organismes de récupérer.
En Europe occidentale, la chaleur actuelle est liée à une remontée d’air très chaud depuis l’Afrique du Nord, bloquée sous des hautes pressions puissantes. Plusieurs pays européens battent ou approchent des records mensuels de chaleur, avec des températures supérieures de 10 à 15°C aux normales par endroits.

Un signal fort du climat actuel
Ce qui frappe aujourd’hui, c’est la simultanéité de ces épisodes dans plusieurs régions de l’hémisphère nord. Il ne s’agit pas d’un seul et même dôme de chaleur couvrant toute la planète, mais d’une répétition de configurations favorables aux extrêmes chauds.
À l’approche de l’été météorologique, cette multiplication des épisodes précoces rappelle que les seuils de chaleur sont franchis de plus en plus tôt. Les dômes de chaleur deviennent ainsi l’un des marqueurs les plus visibles du réchauffement actuel : des situations météo connues, mais désormais capables de produire des niveaux de chaleur plus extrêmes, plus tôt dans la saison.