Une pulsion chaude saharienne vers la France
La situation météo évolue rapidement avec l’isolement d’une goutte froide au large du Portugal. Cette configuration agit comme une véritable « pompe à chaleur » atmosphérique : elle aspire de l’air très chaud depuis le Sahara vers la péninsule Ibérique puis la France. Dans le même temps, l’anticyclone se renforce sur l’Europe centrale, favorisant un blocage progressif de cette masse d’air chaude sur le pays. Cette évolution présente l'aspect de la "plume de chaleur" médiatisée depuis la canicule de juin 2022 en particulier.

Pour la suite, la tendance reste plus incertaine : le scénario le plus probable maintient une chaleur durable sur l’Europe occidentale, avec la formation de ce dôme de hautes pressions (appelé "dôme de chaleur", car la pression de l'air - subsidence - accentue la chaleur) mais avec un risque d’orages plus marqué en marge du dôme de chaleur, sur les Alpes et les Pyrénées notamment.
- Mardi : le temps très chaud, avec des intensités aussi marquées que lundi, devrait se maintenir. Les valeurs resteraient proches de 27 à 30°C au nord de la Loire et de 28 à 33°C au sud, avec de nouvelles pointes à 34°C en Aquitaine.
- Mercredi et jeudi : lent début de baisse par le nord ? À partir de cette date, et surtout jeudi, le flux commencera à tourner au nord-est sur nos régions septentrionales. Ce scénario semble le plus plausible. La baisse pourrait être sensible près des côtes de la Manche et de la mer du Nord, mais les fortes chaleurs persisteront sur les deux tiers sud-ouest du pays. Une évolution orageuse plus marquée pourrait alors se développer près des reliefs du sud, tandis que le temps sec devrait globalement résister ailleurs.
C'est la durée et l'intensité de ce dôme de chaleur qui pourraient provoquer une véritable "vague de chaleur" à l'échelle nationale, ce qui n'est pas encore le cas à ce jour, selon les critères météorologiques.
Notre tendance météo à 4 semaines met en évidence cet affaissement des fortes chaleurs, mais les températures resteront supérieures aux moyennes et il ne semble pas y avoir de signal d'un coup de frais en perspective.