Si les canicules se produisent en majorité sur l’hexagone durant les deux mois d’été, le contexte du changement climatique a favorisé depuis plus de 20 ans l’apparition de périodes de chaleurs précoces, et d’autres tardives en septembre. Pic de chaleur, vague de chaleur, canicule, la variété des différentes appellations peut être déroutante. Chacune de ces expressions répond toutefois à des seuils de températures et de durées bien définis : nous parlons de chaleur à partir de 25°C, de forte chaleur à partir de 30°C et de très forte chaleur à partir de 35°C.

Contrairement aux expressions “pic” et “vague” de chaleur, la canicule correspond à des seuils de températures et de durées clairement définis, variables selon les départements.
Il s’agit d’un épisode prolongé de températures anormalement élevées de jour comme de nuit (plus précisément, trois jours et trois nuits). La canicule augmente le risque de mortalité chez les personnes les plus vulnérables, et fragilise en particulier la santé des personnes âgées et/ou dépendantes, et des nourrissons. Elle peut devenir extrême par sa durée et son intensité, comme ce fût le cas avec la canicule de 2003 par exemple.
Lorsque ces seuils sont atteints, une alerte météo est déclenchée sur les départements concernés, ce qui n’est pas le cas pour les vagues de chaleur. Les seuils de températures varient d’une région à l’autre.
Ces situations peuvent être difficiles à supporter, car le corps n’est pas tout de suite habitué à des températures élevées, parfois soudaines. L’inconfort est d’autant plus conséquent lorsque ces chaleurs s’accompagnent de forte humidité, d’absence de vent et/ou de pollution atmosphérique.