Avec un excédent thermique de +2,3°C, ce mois d'avril 2026 se classe au 5ᵉ rang des mois d’avril les plus chauds observés en France, derrière 2007, 2011, 1945 et 2020. Dans le même temps, le déficit pluviométrique atteint -65%, plaçant ce mois parmi les plus secs jamais enregistrés. A cela s'ajoute un ensoleillement largement excédentaire de +32% à l’échelle du pays.
Une douceur exceptionnelle, parfois digne de l’été
Dès la première décade, la France a connu un épisode de chaleur précoce remarquable. Entre le 6 et le 8 avril, de nombreux records mensuels ont été battus dans l’ouest et le sud-ouest, avec par exemple 29,3°C à Vannes.
La température maximale la plus élevée du mois a été relevée à Hossegor avec 32,6°C, une valeur exceptionnelle pour un mois d’avril. À l’échelle nationale, cette douceur persistante explique le classement élevé de ce mois dans les annales climatologiques.

La carte ci-dessus montre que les 3/4 de la France ont connu une faible pluviométrie en ce mois d'avril. Seule une diagonale s'étirant des Pyrénées à la Franche-Comté a pu bénéficier d'une pluviométrie un peu plus favorable en raison d'un front pluvieux qui a stagné pendant plusieurs heures sur ces régions en début de mois.
Un ensoleillement largement excédentaire
Le soleil a été brillé généreusement sur la plus grande partie du pays. L’excédent atteint +32% en moyenne, avec des conditions anticycloniques dominantes. Cette configuration a favorisé à la fois la hausse des températures et l’assèchement des sols, renforçant le caractère printanier très avancé de la saison.
Ce mois d’avril 2026 s’inscrit dans une série de mois anormalement doux et secs observés ces dernières années. Entre chaleur précoce, manque de pluie et fort ensoleillement, il illustre parfaitement les dérèglements en cours, avec des conséquences déjà visibles sur les sols et la végétation. Le temps plus instable prévu pour ce début de mois de mai est de bon augure car la nature et les sols ont soif.