Le cyclone tropical Narelle s’inscrit dans une catégorie rare de cyclones capables de se maintenir plus d’une semaine, voire davantage, en conservant une structure organisée. En effet, de nombreux cyclones tropicaux ont une durée de vie plus courte, car ils touchent rapidement les terres australiennes, ce qui les affaiblit. Ou bien, les systèmes rencontrent des conditions défavorables, comme des eaux plus fraîches.
Toutefois, Narelle a réussi à évoluer dans des eaux très chaudes, et à alterner entre des phases maritimes et terrestres dans sa trajectoire, ce qui a permis au système de se maintenir dans la durée. Pour rappel, le cyclone a évolué en catégorie 4 au nord du Queensland entre jeudi 19 mars et vendredi 20 mars, avec de puissantes rafales dépassant 200 km/h.
Ce cyclone s'est par la suite dirigé vers l'ouest dans le golfe de Carpentarie, avant de toucher terre une deuxième fois au nord-ouest de l'Australie, entre Darwin et Broome, avec des pluies diluviennes provoquant crues et inondations. Puis, dans les jours qui viennent, le cyclone pourrait de nouveau se renforcer et passer en catégorie 3, tout en touchant terre une troisième fois à l'extrême ouest du pays, notamment le secteur de Perth ce week-end.
Un cyclone aussi durable, avec une trajectoire quasiment circulaire autour du pays, et avec plusieurs impacts successifs sur l'Australie, n'avait plus été observé depuis 21 ans dans cette région. Par la suite, le système va progresser vers le sud, tout en s'estompant progressivement.