Février 2026 a été exceptionnellement pluvieux en France, avec 116 % de précipitations en plus que la normale, ce qui en fait le mois de février le plus arrosé depuis 1959. Les pluies abondantes et répétées ont saturé les sols, favorisant le ruissellement rapide vers les rivières plutôt que l’infiltration. Cette situation a provoqué de nombreuses crues et inondations, notamment sur les bassins de la Loire et de la Garonne, avec cinq départements placés en alerte rouge par Vigicrues.

Quelles sont les prévisions pour les prochains mois ?
Les prévisions pour les nappes restent incertaines, car leur évolution dépendra largement des conditions météorologiques du printemps. Deux facteurs sont importants : les pluies au printemps, essentielles pour conserver des niveaux au-dessus des normales, et la reprise de la végétation, qui augmente les besoins en eau et limite l'infiltration.
Les perspectives sont plutôt favorables dans le sud et en Bretagne, où les stocks d’eau sont reconstitués pour les trois prochains mois. Malgré tout, des incertitudes règnent pour l'été, au cas où une sécheresse durable surviendrait.
En revanche, la situation reste plus fragile dans le nord-est, où les nappes demeurent sous les normales. Dans ces régions, seules des précipitations excédentaires au printemps pourraient permettre un retour à l’équilibre avant l’été.