Un contexte météorologique spécifique
Depuis le début de l'hiver météorologique, une configuration synoptique durablement dépressionnaire a amené de nombreuses perturbations actives en flux d'ouest. En cause, le jet-stream qui circulait trop bas en latitude, et qui amenait toutes les dépressions vers l'Europe occidentale. En conséquence, ces pluies à répétition ont entraîné des cumuls pluviométriques records dans l'ouest, qui ont donc fait réagir de nombreux cours d'eau.
Des cumuls de pluie exceptionnels
Pour le mois de janvier 2026, des records mensuels de pluie ont été battus en Bretagne. Par exemple, 351,8 mm ont été relevés à Quimper (29), 314 mm à Brest (29), battant les records de janvier 2016. Au total, depuis le 1ᵉʳ décembre 2025, il est tombé 730 mm à Brest, le double de ce qu'il devrait tomber habituellement.
Mais la Bretagne n'est pas la seule à avoir connu des cumuls exceptionnels, puisqu'il est tombé 269 mm à Perpignan dans le Roussillon, un cumul cinq fois supérieur aux normales. À l'échelle nationale, 40 jours de pluie consécutifs ont été recensés, un record depuis le début des observations en 1959. Cette série a pris fin le 22 février, grâce au retour des hautes pressions.

Cette semaine, le contexte hydrologique s'améliore progressivement grâce à l'anticyclone qui permet d'avoir un temps calme et sec. À ce jour, plus aucun département n'est en vigilance rouge crue. La décrue s'annonce lente et les dégâts considérables, mais la bonne nouvelle est l'absence de perturbations pluvieuses actives ces prochains jours.