A quelques jours de son terme, il est désormais acquis que notre mois de février se classera parmi les trois mois de février les plus doux observés depuis le début des mesures homogénéisées en 1930. La douceur s’est installée très tôt et n’a pratiquement pas été délogée depuis le 1er du mois. Les températures moyennes nationales affichent un excédent remarquable, avec des valeurs souvent dignes d’une fin mars, voire d’un début avril dans certaines régions. A noter que les températures ne sont pas passées sous la normale de saison depuis le 12 janvier dernier, soit pendant 42 jours consécutifs, et cette série n'est pas prête d'être interrompue. Bien au contraire, la douceur va encore s'accentuer ces prochains jours avec des températures dignes d'un mois de mai entre mardi et mercredi.

Cet excédent thermique important en ce mois de février s’explique par la mise en place récurrente d’un flux de sud à sud-ouest, acheminant de l’air subtropical sur le pays. Les hautes pressions et l'air froid sont restés bloqués sur la partie nord-est du continent européen sans parvenir jusqu'à nous. La France est restée constamment sous l'influence de dépressions circulant sur le proche Atlantique ou la Méditerranée, advectant de l'air doux et humide sur la plus grande partie du pays. Cela explique les excès de pluie, les crues et les inondations étant donné la situation météo durablement bloquée. Les gelées sont restées rares en plaine et souvent limitées aux zones les plus abritées.
Au-delà des chiffres, ce mois de février illustre une nouvelle fois la variabilité marquée des hivers récents. Après un mois de janvier contrasté, février 2026 confirme une tendance à des fins d’hiver de plus en plus douces.