Une dépression bien creusée dans un flux perturbé
L’influence océanique reste dominante en cette mi-février. Portées par un puissant courant-jet, les perturbations se succèdent sur l’ouest de l’Europe. Entre mercredi et jeudi, une dépression secondaire va rapidement se creuser avant de balayer le pays en direction de l’Italie. Ce creusement favorisera un temps très agité sur une large partie du territoire.
Les vents se renforceront nettement entre la façade Atlantique, le sud-ouest et les régions méditerranéennes. Les rafales atteindront fréquemment 90 à 100 km/h, avec des pointes jusqu’à 120 km/h sur le Roussillon sous une violente tramontane. Sur les caps et reliefs les plus exposés, des valeurs proches de 140 km/h sont possibles. Le vent d’ouest soufflera également très fort du littoral varois à la Corse. Sur l’Atlantique, le passage de la perturbation jeudi matin coïncidera avec de forts coefficients de marée, favorisant de puissantes vagues et un risque de submersion sur les secteurs les plus sensibles.
Pluies abondantes et aggravation des crues
Jeudi, la dépression Pedro apportera un arrosage copieux dans le Sud-Ouest, avec souvent 30 à 50 mm, notamment sur l’ouest du Massif central et les Alpes. Les cumuls seront également conséquents dans les bassins de la Loire et de la Seine entre mardi et jeudi soir.
Ces pluies toucheront des régions déjà durement affectées ces dernières semaines. De nombreux cours d’eau sont en crue dans l’ouest, et certains secteurs connaissent des niveaux historiquement élevés, avec plusieurs départements placés en rouge crue par l'organisme Vigicrues. Ce nouvel épisode pourrait entraîner une aggravation des inondations et de nouvelles crues généralisées.

En montagne, les chutes de neige se poursuivront sur les massifs de l’est, en particulier dans les Alpes où les cumuls de neige fraîche seront encore importants. Le risque d’avalanche restera très élevé, dans un contexte de vent fort en altitude et de manteau neigeux instable.
Cette tempête s’inscrit dans une séquence durablement perturbée. Les prochains bulletins permettront de préciser les zones les plus exposées et l’intensité réelle de cet épisode.