Un courant-jet exceptionnellement dynamique
Sur le plan synoptique, la situation actuelle est directement liée à la plongée polaire majeure observée en Amérique du Nord. Cette descente d’air arctique extrêmement froid renforce le gradient thermique à l’échelle de l’hémisphère, ce qui a pour effet d’accélérer fortement le courant-jet.
En aval, sur l’Atlantique et l’Europe, ce jet devient très rapide, avec des vitesses pouvant atteindre près de 300 km/h en altitude, tout en circulant anormalement bas en latitude.
Un fort contraste thermique sur l’Europe
Ce dynamisme est également entretenu par le contraste marqué entre l’Europe du Nord, plus froide, et l’Europe du Sud, encore relativement douce. Cette opposition thermique renforce le jet et canalise les perturbations vers les latitudes méditerranéennes, favorisant leur intensification.
Des perturbations à répétition sur la France
Conséquence directe pour France : le défilé des perturbations atlantiques va se poursuivre. Les pluies resteront fréquentes et parfois soutenues, augmentant le risque de réactions rapides des cours d’eau, avec un risque de crues durablement élevé, voire d’inondations localisées dans les secteurs sensibles de l'ouest et du sud.

Intempéries marquées en Méditerranée
La circulation basse du courant-jet favorise également la genèse de dépressions sur le bassin méditerranéen, rendant la situation particulièrement instable sur le sud-est du pays. Pluies abondantes, vent fort et mer agitée sont des scénarios crédibles dans ce contexte très dynamique, à la fois sur les côtes du Maghreb et sur le pourtour méditerranéen.
Un risque de vent violent à ne pas négliger
Enfin, ce type de configuration est propice à la formation de dépressions puissantes, parfois rapidement creusées sous l’effet du jet. Ainsi, un risque non négligeable de coups de vent marqués, voire de tempête, se dessine pour la semaine prochaine, selon la trajectoire et l’intensité des systèmes dépressionnaires.
Une situation typique des hivers très dynamiques
En résumé, la France s’apprête à entrer dans une phase très active du point de vue atmosphérique, dominée par un courant-jet virulent. Si tous les paramètres restent encore à affiner, le potentiel d’intempéries est bien réel, nécessitant une surveillance de la part de nos services.