Pendant plus de deux semaines, la France a subi une chaleur accablante, avec des températures dépassant les 40 °C et des nuits tropicales généralisées. Cet épisode hors norme reste, à ce jour, la canicule la plus meurtrière jamais observée dans le pays.
Un contexte météorologique exceptionnel
Au début d’août 2003 s’est installé un blocage anticyclonique durable sur l’Europe de l’Ouest, empêchant toute perturbation. De l’air très chaud, sec et continental remontait du Maghreb, formant un véritable dôme de chaleur. Dès le 4 août, plus des deux tiers des stations françaises relevaient des maximales >35 °C, et 15 % affichaient plus de 40 °C, y compris en Bretagne pour la première fois.
Une durée excessive et des records de températures

La canicule d’août 2003 reste, plus de vingt ans après, une référence absolue en matière d’intensité, de durée et d’impact sanitaire. Elle a profondément marqué les esprits et déclenché une prise de conscience collective sur les risques liés aux fortes chaleurs. Alors que les étés récents montrent une tendance à la multiplication des épisodes très chauds, cet événement rappelle l’importance cruciale de la vigilance, de l’adaptation et de la prévention face à un climat qui change.