Si l'on excepte la courte période de grand beau temps du pont de l'Ascension, l'anticyclone n'aura pas réussi à s'installer sur la France depuis le début du mois de mai. Ce sont, au contraire, les dépressions associées à des gouttes froides (poches d'air froid en altitude) qui sans cesse se régénèrent sur l'Europe de l'Ouest et la France en apportant leur lot de pluie ou d'averses presque quotidiennes. Il ne s'agit pas de perturbations organisées, mais très souvent d'averses ou d'orages qui circulent de manière aléatoire. Cette circulation qui rend les prévisions météo compliquées dans la précision en raison de cumuls très variables d'un lieu à l'autre.
Des excédents pluviométriques importants du centre-ouest au nord-est
Si l'on s'intéresse aux cumuls de pluie des deux premières décades, plusieurs villes du nord-est telles que Nancy et Strasbourg arrivent en tête des villes les plus arrosées. Avec 142 mm à Nancy (alors que la normale est de 45 mm sur les deux premières décades de mai), l'excédent pluviométrique atteint +215%. A Strasbourg, il est tombé 129 mm, dont 63 mm en un peu plus de 24 h durant l'épisode de pluie très actif des 16 et 17 mai. On observe aussi des cumuls de pluie importants du centre-ouest à la Bourgogne avec 116 mm à Poitiers et Nevers, soit plus de deux fois la normale.

Des orages assez fréquents
Avec un peu plus de 47 000 impacts nuage-sol entre le 1er et le 20 mai (selon les données de Météorage), on devrait rapidement atteindre la normale mensuelle de 56 636 impacts en raison de la persistance de l'instabilité ces prochains jours, voire la dépasser. On ne devrait en revanche pas atteindre les chiffre de mai 2023 qui avait été encore plus instable avec 80 389 impacts de foudre.