Alors que le sud-est de la France a connu de fortes chaleurs persistantes depuis le début juillet, avec un épisode caniculaire qui se termine maintenant, les régions du nord-ouest subissent un temps très changeant. Sur l'arc atlantique et le long des côtes de la Manche, les températures sont à peine de saison et le temps humide a pu décourager les vacanciers. Peut-on alors espérer le retour du beau temps sur ces régions ?
Des passages pluvieux, du vent et des nuages au nord-ouest
Les régions du nord-ouest, allant de la côte atlantique jusqu'à celles de la Manche en passant par la Bretagne, connaissent un été bien différent de l'année dernière, où, à cette époque, on avait connu des conditions historiquement chaudes avec 40°C en Bretagne. Mais cette année, les conditions sont beaucoup plus proches des normales de saison, où, rappelons-le, les moyennes des températures sont de 21°C à Brest, 23°C à Lille et 24°C à Biarritz. De même, il pleut en moyenne de 7 à 10 jours au nord-ouest pendant un mois de juillet normal, et de 6 à 8 jours sur la côte aquitaine. Cette année, notre mois de juillet est donc assez proche de la normale sur ces régions, bien qu'en Bretagne, les pluies soient plus fréquentes (déjà 15 jours de pluie à Brest). À Biarritz, malgré de nombreux nuages bas, la température et le nombre de jours de pluie est pile dans la moyenne. Les valeurs sont également pile dans la moyenne pour Nantes, tandis qu'à Lille et surtout à Paris, il a fait plus chaud et plus sec que les normales de juillet.
Le vent a également été bien présent au nord-ouest, notamment pendant toute la semaine du 10 au 16 juillet, contribuant au ressenti mitigé éprouvé par les vacanciers. Seule consolation, la température de la mer qui est de 1 à 2°C supérieure à la moyenne sur les plages atlantiques et de la Manche.
On le constate, le qualificatif "d'été maussade" peut s'appliquer aux zones proches des littoraux du nord-ouest, mais pas dans l'intérieur des terres. Ainsi, à l'échelle de l'hexagone, la température moyenne de ce mois de juillet est d'environ +1°C au-dessus des moyennes.
Un pic de fraîcheur en ce 25 juillet
Alors que la canicule recule enfin dans l'extrême sud-est, apportant un soulagement pour les habitants, c'est l'effet inverse qui prévaut au nord-ouest. Les températures y sont de 2 à 3°C sous les moyennes depuis ces 7 derniers jours, jusqu'en Aquitaine. L'air frais a gagné aussi le bassin parisien, de façon temporaire. La pluviométrie est "dans les normales" pour un quart nord-ouest, avec des excédents de la Bretagne à la mer du Nord en longeant les côtes de la Manche. En revanche, malgré des températures sans excès, un déficit pluviométrique est présent en Aquitaine. Au total, la sécheresse de surface s'estompe progressivement, sauf sur les régions centrales, bassin parisien et au sud-est (hors montagnes).
Les vacanciers peuvent-ils enfin espérer le retour de l'été ?
Le ressenti des vacanciers qui séjournent au nord-ouest n'est donc pas si faux, surtout lorsqu'on pratique le camping en terrain boueux. Cette impression est tout de même à relativiser, car, au regard des normales climatiques, ce sont les précédents étés trop chauds et trop secs qui s'écartaient véritablement de la norme. Il est cependant compréhensible que l'on souhaite avoir du beau temps pendant les vacances.

Les étés "pourris" sont de moins en moins fréquents en France avec le réchauffement climatique. Alors qu'ils étaient fréquents dans la décennie 1980 - 1990, ils sont devenus plus rares à partir de 2000 et surtout depuis 2015. Ainsi, les derniers étés véritablement maussades à l'échelle de l'hexagone sont 2011 et 2014. Même celui de 2021, considéré comme "pourri" par de nombreux vacanciers, avait été juste dans les normales de saison. Mais le climat change en France, avec un réchauffement qui nous habitue à des conditions climatiques de plus en plus proches de celles de l'Espagne en été. Ce changement induit de nouvelles habitudes et nous rend plus exigeant vis-à-vis des conditions météo, surtout pendant les vacances.