Cette semaine marque un changement de temps radical sur la France. Alors que nous connaissons un temps printanier digne d'un mois de mai, de l'air froid polaire s'apprête à déferler sur notre pays pour la deuxième partie de semaine. La transition sera brutale. Ce type de situation n'est pas rare au printemps, et s'était produite l'année dernière, quasiment à la même période.
Les intersaisons sont souvent traitres, avec des variations de temps parfois extrêmes, surtout en montagne où les fluctuations de températures peuvent être dangereuses. Cette fois-ci, la France va subir une descente d'air polaire en provenance directe de Scandinavie. Au cœur de l'hiver, cette configuration aurait valu assurément une vague de froid, mais désormais, avec l'allongement de la durée du jour, les températures ne baissent pas autant. Cependant, la masse d'air sera suffisamment froide pour nous plonger pendant quelques jours dans un temps hivernal avec des températures de février. En 5 jours, nous passerons donc d'un temps de mai à un temps de février. L'épisode à venir n'est pas sans rappeler le coup de froid observé l'année dernière, en début avril 2021, qui faisait suite lui-même à une vague de chaleur précoce fin mars.
Qu'est-ce qui va changer ?
La fiabilité globale est bonne pour confirmer le changement de temps et annoncer le retour d'une ambiance hivernale. Cette évolution se fera par paliers : le premier, mardi et mercredi, verra le retour des perturbations avec une baisse modérée des températures. Le deuxième, jeudi, marquera une baisse plus accentuée par le nord avec des averses qui pourront se mêler de grésil et d'orages. Le troisième palier interviendra vendredi et samedi, avec une baisse encore plus marquée des températures et une perturbation pluvio-neigeuse à travers la France, plutôt au centre-est : c'est à ce moment-là que le risque de neige, jusqu'à très basse altitude, voire en plaine, sera le plus marqué.
Quels sont les paramètres aggravants dans cette évolution ?