Entre le 26 février et le 1er mars 2010, la tempête Xynthia a traversé 8 pays d'Europe de l'Ouest, des Canaries vers le Bénélux en passant par la France. Le Portugal, le nord-ouest de l'Espagne, la France, la Belgique, l'Allemagne et le Luxembourg ont été particulièrement touchés, et dans une moindre mesure, le Royaume-Uni puis la Scandinavie. 59 personnes ont perdu la vie, dont 47 pour la France. Ce très lourd bilan est lié au phénomène de surcôte qui s’est produit sur le littoral Atlantique, notamment le littoral charentais et vendéen. La majorité des victimes a péri dans les inondations liées à cette marée de tempête.

Depuis cette époque, aucune tempête d'ampleur similaire n'a frappé notre pays, même si récemment la tempête Ciaran a provoqué des rafales exceptionnelles sur la Bretagne et le Cotentin, mais son étendue géographique fut beaucoup plus limitée. S'il fallait faire une comparaison, Xynthia se rapproche beaucoup de la tempête d'octobre 1987 qui avait dévasté la Bretagne et la Basse-Normandie, avec des vents beaucoup plus forts sur 32% de l'hexagone.
La tempête Xynthia apparaît comme une forte tempête hivernale dont les conséquences ont été dramatiques en raison de la concomitance avec la grande marée. Elle reste exceptionnelle par son étendue géographique : 49% de la surface de l'hexagone a été touchée pendant une période de 24h. A titre de comparaison, les deux tempêtes historiques de décembre 1999 avaient concerné 50 et 56% du territoire, dont 6% avec des vents supérieurs à 150 km/h, ce qui reste inégalé à ce jour.
Xynthia est néanmoins d'une taille et d'une intensité peu communes pour une fin d'hiver.