Le changement se met déjà en place cette semaine avec le regonflement de l’anticyclone des Açores. Celui-ci va d’abord étendre une dorsale vers la France, puis les hautes pressions remonteront davantage vers les îles Britanniques et l’Europe du Nord autour d’Halloween et de la Toussaint.
Cette évolution repoussera le courant-jet et les dépressions atlantiques vers les hautes latitudes. Une perturbation très atténuée pourra encore circuler autour du week-end, mais elle apportera surtout des nuages et très peu de pluie.
Un véritable blocage pour début novembreLa configuration deviendra ensuite caractéristique d’un blocage anticyclonique, avec de fortes anomalies positives de géopotentiel centrées entre les îles Britanniques, la mer du Nord et la Scandinavie.
Le flux classique d’ouest sera alors interrompu sur l’Europe occidentale. Au lieu de recevoir l’air océanique doux et humide de l’Atlantique, la France se retrouvera davantage sous l’influence d’un flux d’est à nord-est continental, plus sec et progressivement plus frais.
Les scénarios de régime atmosphérique donnent désormais un signal assez robuste de blocage au moins jusqu’aux 7 à 9 novembre.

C’est désormais le principal point à surveiller. La première semaine de novembre s’annonce largement dominée par les hautes pressions.
Au-delà du 9-10 novembre, la fiabilité diminue nettement. La dernière tendance à 4 semaines envisage une reprise progressive du flux océanique au cours de la semaine du 9 au 15 novembre, avec de nouveau davantage de pluie et de vent.
Il est donc encore trop tôt pour parler d’un blocage jusqu’à la mi-novembre avec certitude. En revanche, aucun retour franc et durable des perturbations atlantiques ne se dessine avant la fin de la première décade.
Après la parenthèse agitée de la deuxième moitié d’octobre, la France semble donc repartir vers une configuration déjà très familière cette année : hautes pressions, peu de pluie et circulation océanique tenue à distance.