Alors que nous avons déjà passé les 3/4 de l'année, 2026 occupe déjà la première place des années les plus chaudes en France à date comparable, selon l'indicateur thermique national. Avec une moyenne de 16,6 °C depuis le 1er janvier, elle dépasse de +1,1 °C les valeurs enregistrées en 2022 et 2023, qui atteignaient 15,5 °C sur la même période.
Cet écart est considérable à l'échelle d'un pays et sur une période aussi longue. Pour rappel, 2022 détient toujours le record de l'année civile complète la plus chaude en France, avec 14,5 °C en moyenne. Mais 2026 devrait ravir ce titre si les températures ne sont pas très déficitaires au cours des 2 mois et demi prochains. Rappelons que nos dernières tendances saisonnières envisagent des mois de novembre et décembre nettement supérieurs aux normales de saison.
Ce qui caractérise particulièrement 2026, c'est la persistance des températures élevées. Depuis le début de l'année, 83 % des journées ont affiché un indicateur thermique national supérieur aux normales de saison, soit près de 5 jours sur 6
Après un printemps déjà exceptionnellement chaud, la France a connu une succession de vagues de chaleur durant l'été, avec notamment un pic historique de l'indicateur thermique national au-dessus de 30 °C fin juin. L'été 2026 est ainsi devenu le plus chaud observé en France depuis le début de cette série de mesures en 1947.

Même en septembre et au début du mois d'octobre, les températures sont restées fréquemment supérieures aux moyennes, prolongeant une séquence de douceur remarquable.
Réchauffement climatique : des records qui se multiplientCette accumulation de chaleur s'inscrit dans la tendance au réchauffement climatique, qui favorise des températures plus élevées en toutes saisons et augmente la fréquence ainsi que l'intensité des vagues de chaleur. Les records ne concernent donc plus seulement les journées les plus chaudes de l'été, mais aussi la durée des périodes anormalement douces.
Pour nous tous, cette évolution a des conséquences concrètes : des besoins de chauffage réduits en automne et au printemps, mais aussi des risques accrus de sécheresse, de stress hydrique et de fortes chaleurs durables sur une période qui s'allonge de fin mai jusqu'à septembre. Les agriculteurs et les maraîchers qui vivent en dépendance directe de la météo doivent s'adapter à ces nouvelles données du climat.
Au niveau mondial, l'année 2026 a toutes les chances de se situer en 2ème position des années les plus chaudes, après l'année 2023. Avec la mise en place d'un El Nino historique en cette fin d'année 2026, des effets les plus notables sur la température mondiale se feront sentir en 2027 (effet d'inertie) qui sera très vraisemblablement l'année la plus chaude jamais observée à l'échelle planétaire.