Après l’équinoxe d’automne, la diminution de la durée du jour reste particulièrement sensible sous nos latitudes. À Paris, elle passe d’environ 11 h 39 le 1er octobre à 9 h 55 le 31 octobre, soit une perte de 1 h 43 en seulement un mois.
Le phénomène est l’exact inverse de celui observé au printemps : l’inclinaison de l’axe terrestre fait désormais apparaître le Soleil de plus en plus bas et pendant moins longtemps au-dessus de l’horizon dans l’hémisphère nord.
Un soleil plus bas, donc beaucoup moins efficace pour réchaufferLa durée du jour n’est pas le seul élément à changer. À mesure que l’automne avance, les rayons solaires arrivent de façon plus oblique sur le sol.
Une même quantité d’énergie se répartit donc sur une surface plus grande, ce qui réduit son efficacité. Dans le même temps, les nuits plus longues laissent davantage de temps au sol pour se refroidir par rayonnement.
C’est l’une des raisons pour lesquelles octobre est statistiquement l’un des mois où la baisse des températures est la plus rapide. À Paris, par exemple, les maximales moyennes passent d’environ 19°C au début du mois à 13°C à la fin, soit une perte proche de 6°C.

Bien sûr, des poussées de chaleur tardives restent possibles : octobre 2022 ou 2023 l’ont spectaculairement rappelé. Mais climatologiquement, le mois correspond à une véritable bascule.
Les maximales diminuent rapidement, les premières gelées blanches deviennent possibles dans les campagnes de l’intérieur et les brouillards matinaux gagnent du terrain. Les perturbations atlantiques et les épisodes méditerranéens deviennent également plus fréquents au fil du mois.
Même lorsqu’une après-midi reste douce ou chaude, la fraîcheur revient désormais beaucoup plus vite après le coucher du soleil.
Des contrastes encore marqués entre matin et après-midiSous un anticyclone sec, octobre peut néanmoins offrir de très belles journées. Les nuits fraîches peuvent être suivies d’après-midi douces lorsque le soleil parvient à dissiper les brouillards.
Les amplitudes thermiques deviennent alors importantes : veste nécessaire au lever du jour, manches courtes parfois encore possibles l'après-midi.
Mais cette douceur diurne ne doit pas masquer l’évolution de fond : le bilan radiatif devient de moins en moins favorable et l’atmosphère bascule progressivement vers son "fonctionnement" hivernal.
Après des mois de septembre parfois encore très estivaux, octobre est donc le moment où les changements deviennent réellement perceptibles : journées plus courtes, lumière plus rasante, matinées fraîches et grisailles plus persistantes. Cette fois, l’été s’éloigne pour de bon.