Au 1ᵉʳ octobre 2026, selon le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), la situation des nappes phréatiques est préoccupante sur une large partie du pays. Seulement 16 % des nappes affichent des niveaux supérieurs aux normales, 18 % se situent autour des normales, tandis que 66 % des nappes se situent sous les niveaux habituels pour la saison.
La vidange se poursuit presque partoutLa tendance reste très défavorable : 81 % des nappes sont en baisse, 12 % sont stables et seulement 7 % sont en hausse. La vidange est désormais généralisée sur les nappes inertielles, tandis que les nappes réactives baissent elles aussi dans leur grande majorité. Cette situation s’explique par le déficit pluviométrique persistant depuis le mois de mai.

Une situation plus préoccupante que les années précédentes
La situation est particulièrement dégradée du Limousin au Morvan, ainsi qu’en Champagne, dans le Jura, les Vosges, la Lorraine et le nord de l’Alsace. À l’inverse, dans le sud-est, les niveaux sont localement plus favorables. Globalement, à la même période de l'année, la situation des nappes au 1ᵉʳ octobre 2026 apparaît aussi préoccupante qu'en 2022, sensiblement moins favorable qu'en 2023 et également moins bonne qu'en 2024 et 2025.
Des prévisions très dépendantes des pluies à venirL’évolution des prochaines semaines reste incertaine et dépendra fortement des cumuls de pluie locaux. Les précipitations devront d’abord satisfaire les besoins de la végétation avant de pouvoir réellement alimenter les nappes.
D'après nos prévisions saisonnières, les cumuls de pluie pourraient être excédentaires d'ici la fin de l'année, avec une anomalie de précipitations de +15 à +20% en novembre et en décembre. Si cette tendance se confirme, ces pluies plus abondantes pourraient favoriser une reprise progressive de la recharge des nappes, surtout à mesure que les besoins de la végétation diminueront en fin d’automne.