Le changement de temps sera brutal sur de nombreuses régions de France ce mercredi 7 octobre en lien avec la remontée d'une dépression remontant du golfe de Gascogne vers le nord de la France. Les pluies, parfois accompagnées d’orages, gagneront progressivement la plupart des régions avant de s’évacuer jeudi par l’est. Cette séquence constitue le premier arrosage véritablement généralisé depuis plusieurs semaines.
D’ici jeudi, nos prévisions envisagent le plus souvent 10 à 30 mm sur une grande partie du pays. Les cumuls pourront ponctuellement atteindre 30 à 50 mm du Sud-Ouest au centre-est, tandis que certaines régions proches de la Manche resteront plus proches de 5 à 15 mm. En Île-de-France, l’arrosage s’annonce assez homogène avec généralement 10 à 20 mm, localement un peu plus au sud et à l’est de la région.
C’est sur une large zone allant du Centre-Val de Loire et de la Bourgogne jusqu’au Grand Est, en passant par le nord de l’Auvergne-Rhône-Alpes, que l’arrosage pourrait présenter le meilleur rapport entre quantité et efficacité. Ces régions sortent d’un mois de septembre extrêmement sec, avec souvent 70 à 90 % de déficit pluviométrique. Or, les cumuls attendus atteignent généralement 15 à 30 mm, parfois davantage, sous des pluies relativement étalées dans le temps. C’est précisément ce type de précipitations qui est le plus favorable : une pluie suffisamment abondante pour humidifier plusieurs centimètres de sol, mais pas assez violente pour provoquer un ruissellement massif. Les cultures, les prairies et la végétation devraient donc en profiter rapidement.
Ile-de-France : un arrosage insuffisant mais bienvenuEn Ile-de-France, les cumuls devraient plutôt se situer autour de 10 à 20 mm, localement 20 à 25 mm. Ce n’est pas spectaculaire, mais après plusieurs semaines sèches, cette pluie pourra être assez bien absorbée. Elle permettra surtout de réhumidifier les sols superficiels et de limiter temporairement leur assèchement. Elle restera en revanche insuffisante pour combler le déficit accumulé depuis l’été.

À l’échelle nationale, les pluies les plus bénéfiques devraient donc être celles du Centre, du centre-est et du Nord-Est, là où trois conditions seront réunies : un déficit hydrique important, des cumuls significatifs de 15 à 30 mm et une intensité généralement modérée.
Cette séquence marquera ainsi une première réhumidification notable des sols. Mais pour réellement sortir de la sécheresse, il faudra que d’autres épisodes pluvieux réguliers se succèdent au cours de l’automne : c’est leur répétition, davantage qu’un épisode ponctuellement très abondant, qui permettra ensuite à l’eau de gagner les couches profondes et d’amorcer la recharge des nappes.