La France reste sous l’influence de hautes pressions étendues sur une large partie de l’Europe, tandis que les perturbations circulent davantage sur l’Atlantique. Entre ces deux zones, les vents s’orientent au sud à sud-est et font remonter une masse d’air très douce depuis la péninsule Ibérique, voire le nord de l’Afrique. Tant que cette configuration se maintient, les descentes d’air frais venues du nord ou de l’Atlantique restent limitées.
Les #températures vont faire un grand écart pour plonger légèrement sous les moyennes avec le premier "coup de frais" de la saison. Ce ne sera que temporaire, avec un nouveau redoux la semaine prochaine https://t.co/GRKTGvJDIF
— La Chaîne Météo (@lachainemeteo) October 5, 2026
Sous l’anticyclone, les nuages sont peu nombreux et l’ensoleillement reste efficace malgré des journées plus courtes. Les sols, encore chauds après l’été et le mois de septembre, se réchauffent rapidement en journée. La Méditerranée et le proche Atlantique, eux aussi très doux, freinent le refroidissement des masses d’air, surtout la nuit. Ils entretiennent ainsi un contexte général favorable au maintien de températures élevées.
Le réchauffement climatique accentue ces épisodesLes remontées chaudes en octobre ne sont pas nouvelles, mais elles se produisent aujourd’hui dans une atmosphère plus chaude qu’il y a quelques décennies. Le réchauffement climatique ne crée ni l’anticyclone ni le flux de sud, mais il rehausse le niveau de température sur lequel ces situations viennent se greffer. Les épisodes remarquables d’octobre 2022, et surtout de 2023, l’ont bien montré : à situation météo comparable, les chaleurs tardives atteignent désormais plus facilement des niveaux exceptionnels.