Les précipitations se sont nettement renforcées à partir du 24 septembre, sous l’influence d’une zone de basses pressions circulant depuis le golfe du Bengale. Les autorités avaient anticipé des pluies fortes à localement très fortes sur une grande partie du pays entre le 25 et le 27 septembre.
Sur des sols déjà très humides après plusieurs mois de mousson, ces pluies ont rapidement provoqué des coulées de boue et des glissements de terrain dans les régions montagneuses, tandis que plusieurs cours d’eau sont sortis de leur lit dans les vallées.
Dimanche soir, le gouvernement népalais faisait état de 21 morts et 5 personnes portées disparues à l’échelle du pays, à la suite de 439 événements liés aux intempéries : inondations, glissements de terrain, foudre et violentes rafales.
Le bilan pourrait encore évoluer : ce lundi matin, 10 décès étaient déjà recensés dans le seul district de Baglung et six autres à Myagdi, où plusieurs personnes restent recherchées.
Les intempéries ont également coupé de nombreux axes routiers et isolé certaines communautés. Plus de 1 000 personnes ont été secourues ou évacuées au cours du week-end.
Cet épisode est sans rapport direct avec la catastrophe glaciaire exceptionnelle du 26 août dans le nord du Népal : il s’agit cette fois d’un épisode météorologique classique de fin de mousson, mais particulièrement dangereux en raison de la saturation des sols.
Le Bangladesh est également touché par de graves inondations et glissements de terrain, ayant provoqué 54 victimes.