La situation observée entre mardi et ce mercredi 16 septembre en est une parfaite illustration. Après l’air subtropical très chaud, une masse d’air océanique nettement plus fraîche a envahi le pays, faisant parfois chuter les températures de 10 à 12°C en 24 heures. Pourtant, le front froid séparant ces deux masses d’air est resté très peu actif. En cause : des pressions encore élevées, la France restant en bordure de l’anticyclone. Cette subsidence limite les mouvements verticaux, freine le développement des nuages convectifs et des orages et affaiblit fortement les précipitations. Le front passe donc, les températures changent, mais les sols ne bénéficient pratiquement d’aucun arrosage significatif.
❌ Le front froid responsable de la baisse des températures continue sa progression dans les terres, mais avec malheureusement que très peu de #pluie. Quelques #orages se développent dans le sud-ouest en ce début de matinée. pic.twitter.com/dcSQHLziaj
— La Chaîne Météo (@lachainemeteo) September 16, 2026
Ce scénario s’est répété à de nombreuses reprises depuis le mois de mai : les hautes pressions s’effacent temporairement, un front parvient à traverser le pays, puis l’anticyclone se reconstruit rapidement sans laisser aux perturbations le temps de réellement s’activer. Cette succession de fronts peu pluvieux explique en partie pourquoi la sécheresse continue de s’aggraver malgré plusieurs changements de temps apparents. Au 14 septembre, il n’était tombé que 6,4 mm de pluie en moyenne sur la France depuis le début du mois. Selon nos projections, le cumul pourrait n’atteindre qu’environ 8,2 mm fin septembre, contre 13,7 mm lors du record de sécheresse de septembre 1977. L’activité orageuse reste elle aussi très faible à l’échelle du mois : si cette tendance se prolonge, septembre 2026 pourrait également se distinguer parmi les mois de septembre les moins orageux, un point qui devra être confirmé une fois le mois terminé.