Le pays se retrouve coincé entre les perturbations atlantiques rejetées vers le nord de l’Europe et les dégradations orageuses circulant davantage sur la Méditerranée orientale. Résultat : les pluies contournent littéralement le territoire, tandis que les hautes pressions maintiennent un régime durablement sec.La France au milieu d’un véritable « trou sec »
La carte des cumuls attendus jusqu’à la fin septembre est particulièrement parlante. L’Atlantique Nord, les îles Britanniques et une partie de l’Europe du Nord recevront régulièrement des précipitations, tandis que des pluies parfois abondantes concerneront également les Balkans, l’Italie et certains secteurs de Méditerranée.
Entre ces deux zones, la France apparaît largement à l’écart des précipitations les plus significatives. Sur de nombreuses régions, les cumuls resteront très faibles, voire quasiment inexistants.
Cette situation prolonge un déficit hydrique déjà considérable après l’été exceptionnellement chaud et sec que nous venons de connaître.

Une sécheresse appelée à se prolonger
Cette absence de pluie aura des conséquences directes sur les cours d’eau, les sols, l’agriculture et la végétation. Les restrictions d’eau resteront donc d’actualité dans de nombreux secteurs et le risque d’incendie restera également anormalement élevé pour la saison dans les zones les plus sèches.
À ce stade, aucun véritable changement durable de régime ne se dessine avant octobre. Et même si des épisodes pluvieux peuvent ponctuellement se produire, une amélioration généralisée nécessitera vraisemblablement l’installation d’une circulation atlantique beaucoup plus active.
La France reste donc, pour l’instant, littéralement encerclée par les pluies mais durablement coincée dans le sec.