Trois vagues de chaleur ont concerné la France cet été, du 17 au 30 juin, du 4 au 19 juillet et du 28 juillet au 19 août. Une telle série de vagues de chaleur durables n'avait jamais été observée en France. Après un répit au cours de la dernière décade du mois d'août, les températures repartent nettement à la hausse en ce début de mois de septembre, surtout sur la moitié sud du pays.

Le seuil supérieur de 25,3°C pourrait donc être approché à quelques dixièmes près. Or, à cette échéance, une faible différence entre températures prévues et observées, notamment la nuit, peut suffire à faire basculer ou non l’épisode dans la catégorie des vagues de chaleur.
Une vague de chaleur en septembre serait-elle historique ?
Oui, à l’échelle nationale, ce serait inédit depuis le début des relevés de l'indicateur thermique en 1947. Il faut toutefois bien distinguer vague de chaleur nationale et épisodes régionaux : septembre 2023 avait connu une séquence exceptionnellement chaude, avec des vagues de chaleur caractérisées dans plusieurs régions, mais sans remplir les critères nationaux.
Les fortes chaleurs de septembre ne sont donc pas nouvelles : des épisodes remarquables s’étaient déjà produits en 1987, 2016, 2020, 2022 et surtout 2023. Ce qui serait inédit cette fois serait le franchissement des critères à l’échelle de toute la France.
À partir de mardi, notre indicateur chuterait rapidement vers 20,3°C, puis sous les normales mercredi. La durée limitée de ce coup de chaud et le rafraîchissement nocturne seront donc les deux principaux obstacles à la première vague de chaleur nationale jamais recensée en septembre.