Une chaleur intense, mais surtout concentrée au sud
À partir de jeudi, le renforcement des hautes pressions et l’établissement d’un flux de sud à sud-ouest feront remonter de l’air très chaud depuis l’Espagne. La hausse sera progressive avec un pic attendu ce week-end. Samedi pourrait être la journée la plus chaude avec fréquemment 35 à 38°C dans le sud et ponctuellement 39°C, voire près de 40°C dans le sud-ouest selon les scénarios les plus chauds. Ces valeurs seraient exceptionnelles pour un début septembre et certains records mensuels pourraient être approchés ou battus. Le nord-ouest resterait en revanche davantage en marge, limitant l’extension géographique de la chaleur extrême.
Pourquoi la situation est-elle différente des canicules de cet été ?
Un élément important a changé depuis juin et juillet : les nuits sont désormais nettement plus longues. Le soleil se couche plus tôt et se lève plus tard, ce qui laisse davantage de temps à l’atmosphère et aux surfaces pour se refroidir. Les températures minimales devraient donc généralement redescendre davantage qu’au cœur de l’été. Les pluies et les orages de la fin août ont aussi humidifié superficiellement les sols dans plusieurs régions, limitant localement leur échauffement, même si la sécheresse reste marquée dans certains secteurs. Enfin, la chaleur devrait être moins durable et moins généralisée que lors des principaux épisodes caniculaires de cet été.
Pas de vague de chaleur nationale à ce stade

Malgré des températures parfois remarquables, les critères d’une vague de chaleur à l’échelle nationale ne devraient pas être atteints dans les scénarios actuels. La chaleur sera surtout marquée dans la moitié sud, tandis que le nord conservera des températures plus modérées. Quelques départements du sud-ouest pourraient néanmoins approcher leurs seuils de canicule si les températures nocturnes restent suffisamment élevées plusieurs jours consécutifs. Il ne faut donc pas banaliser cet épisode : il pourrait être exceptionnel localement pour septembre, mais rien n’indique à ce stade le retour d’une canicule comparable, par son ampleur et sa durée, à celles vécues cet été.