Entre le 12 juin et le 20 août, la France a connu une séquence de chaleur exceptionnelle par sa durée et son intensité. Sur ces 69 jours, l’indicateur thermique national affiche une température moyenne de 25,3°C, soit 4,9°C au-dessus des normales de saison.
Pour prendre la mesure de cette valeur, rappelons que le seuil national de canicule est fixé à 23,8°C pendant au moins trois jours, avec un pic atteignant au minimum 25,1°C. Or, sur cette période, ce n’est pas seulement un pic qui a dépassé ce niveau : la moyenne des 69 jours atteint 25,3°C entrecoupée de quelques périodes moins chaudes en début et fin juillet.
La comparaison avec 2003 est particulièrement parlante. Entre le 12 juin et le 20 août 2003, l’indicateur thermique moyen s’établissait à 23,6°C avec deux épisodes de fraîcheur début et fin juillet. Sur la même période, sans aucun épisode de fraîcheur, la valeur de 25,3°C observée cette année est donc supérieure de 1,7°C !
Cela ne signifie pas que chaque journée a été plus chaude qu’en 2003, ni que les épisodes caniculaires ont nécessairement été plus intenses. En revanche, cette comparaison met en évidence la persistance remarquable de la chaleur : pendant près de dix semaines, les températures sont restées, en moyenne, à des niveaux exceptionnellement élevés à l’échelle de la France.
