Des restrictions d’eau sur une grande partie du pays
La sécheresse des sols est généralisée et de nombreux petits cours d’eau connaissent des niveaux extrêmement faibles. Fin juillet, 91 départements étaient déjà concernés par des restrictions d’usage de l’eau et 83 % du territoire se trouvait au moins en niveau de vigilance. Près de 250 000 personnes connaissaient également des tensions sur l’alimentation en eau potable.

La chaleur amplifie fortement la sécheresse
Le problème ne vient donc pas seulement du manque de pluie. Avec la chaleur, l’évaporation et la transpiration de la végétation augmentent : une même quantité de précipitations devient moins efficace pour maintenir l’humidité des sols.
Agriculture et maraîchage en première ligne
Les conséquences sont déjà importantes pour l’agriculture, avec des rendements affectés pour le maraîchage, le maïs, le tournesol et les fourrages. L’irrigation devient plus nécessaire au moment même où les ressources diminuent et où les restrictions se renforcent. La sécheresse accroît aussi fortement la vulnérabilité de la végétation aux incendies.
Le répit thermique ne suffira pas à enrayer la sécheresse
La baisse des températures attendue la semaine prochaine limitera progressivement l’évaporation, mais les pluies devraient rester trop irrégulières pour améliorer rapidement la situation hydrologique. Une dégradation potentiellement plus pluvieuse autour du 24-25 août pourrait apporter davantage d’eau si elle se confirme. Il faudra toutefois des épisodes pluvieux durables et bien répartis pour commencer à combler les déficits accumulés depuis le printemps.