Un panache venu des incendies de l’Ontario
Depuis plusieurs jours, de nombreux feux de forêt brûlent au Canada, en particulier dans le nord et le nord-ouest de l’Ontario. Au moins 50 000 hectares de forêt ont déjà été parcourus par les flammes selon les éléments disponibles, et certains foyers restent difficiles à maîtriser dans des zones isolées.
Ces incendies génèrent d’importants panaches de fumée chargés en particules fines. À Toronto, la qualité de l’air s’est fortement dégradée, avant que le panache ne progresse vers les Grands Lacs puis le nord-est des États-Unis, jusqu’à New York. Les autorités canadiennes faisaient état de centaines de feux actifs à l’échelle du pays, dont une partie hors de contrôle.

Un épisode à surveiller jusqu’à la fin de semaine
L’amélioration dépendra de l’évolution du vent et de la dispersion atmosphérique. Tant que le flux de nord-ouest persistera, de nouvelles bouffées de fumée pourront atteindre New York et le nord-est des États-Unis. Une pluie plus organisée ou un changement de circulation permettrait en revanche de lessiver l’atmosphère et d’améliorer plus franchement la qualité de l’air, mais pour le moment, ce n'est pas prévu.
Cet épisode rappelle que les grands incendies canadiens n’ont pas seulement des conséquences locales. Dans certaines configurations météo, leurs fumées peuvent affecter des millions d’habitants à grande distance, jusque dans les plus grandes métropoles du nord-est américain.