Chêne, graminées et urticacées saturent l'air de l'ouest au nord-est
Les concentrations les plus fortes d'armoise (niveau 4) sont relevées spécifiquement dans les Hauts-de-France. Le chêne atteint un pic très élevé (niveau 4) sur un axe allant de la Bretagne à l'Île-de-France en passant par la Normandie et les Pays de la Loire. Les graminées et les urticacées affichent des niveaux élevés à très élevés (3 à 4) sur l'ensemble du pays, devenant les allergènes dominants en Auvergne-Rhône-Alpes, dans le Centre-Val de Loire et en Nouvelle-Aquitaine.
La chaleur étouffante exacerbe la dispersion avant les orages
La nuit tropicale avec des minimales supérieures à 20°C a maintenu une activité biologique intense, empêchant l'air de se purifier. Ce vendredi, la canicule qui culmine à 40°C dans le sud-ouest et 37°C à Paris favorise une libération massive et une suspension durable des grains de pollen dans l'atmosphère sèche. Seuls les orages localisés attendus sur les reliefs et l'ouest de la Bretagne pourraient rabattre temporairement les pollens au sol par lessivage, créant des variations brutales de concentrations.
Gestes de protection indispensables face à la saturation de l'air
Gardez impérativement les vitres fermées en voiture et activez la ventilation en mode recyclage.
Évitez toute activité sportive en plein air, surtout en fin d'après-midi avant l'arrivée des orages.
Rincez-vous soigneusement les cheveux le soir pour éliminer les pollens accumulés durant la journée.
Adaptez votre traitement médicamenteux en consultant rapidement un professionnel de santé.
Ne faites pas sécher votre linge à l'extérieur où il agit comme un capteur à pollens.
Persistance de la vigilance avant un changement de masse d'air
La situation restera tendue dans les jours à venir tant que la masse d'air subtropicale persistera. Il faudra attendre une circulation d'air océanique plus fraîche, prévue autour du 16 ou 17 juillet, pour espérer une baisse significative des concentrations et une accalmie durable grâce à des précipitations plus généralisées.